C’est un examen qui recherche l’existence d’une infection urinaire
(présence de germes en quantité significative),
d’hématurie (présence de globules rouges en
quantité anormale), de leucocytes (présence de globules
blancs en quantité anormale, altérés ou non).
Au cours de cet examen on peut également mesurer le pH urinaire
qui doit être de 6.5 sur les urines fraîches du matin et
rechercher la présence en quantité anormale de cristaux,
favorisant la formation de lithiases urinaires.
Le recueil des urines doit être fait dans des condition d’asepsie
rigoureuse et après élimination du premier jet d’urines
pour éliminer des souillures (en général germes
multiples).
Elle consiste à tremper une bandelette dans les urines
émises et recherche la présence de sang de leucocytes et
de nitrites présents en cas d’infection par certaines
bactéries.
C’est un bon élément d’orientation, mais si il est
négatif il n’élimine pas une infection urinaire.
C’est un examen qui recherche l’existence de cellules
urothéliales dont la présence témoignerait
l’existence de tumeurs urothéliales, notamment de tumeur de
vessie.
Le recueil peut être fait dans un laboratoire d’analyses
médicales classique, mais la lecture doit être faite dans
un laboratoire d’anatomo-pathologie.
Une cytologie urinaire négative n’élimine pas une tumeur
urothéliale.
C’est un examen sanguin qui étudie le fonctionnement
rénal.
C’est un bilan demandé dans le cadre du bilan de lithiase
urinaire.
Il consiste à mesurer sur les urines fraîches du matin la
densité urinaire (permettant de savoir si la prise de boissons
est suffisante, normalement 2 litres par jour, et surtout bien
répartie dans les 24 heures) et le pH urinaire et le taux de
cristaux. Le recueil des urines de 24 heurs permet le dosage du taux de
calcium dans les urines, du taux d’acide urique dans les urines, du
taux de sodium dans les urines et du taux de l’urée dans les
urines. Il permet ainsi de détecter une prise excessive de
calcium, de sel et de viandes éléments qui favorisent la
formation des lithiases.
La calcémie dose le calcium dans le sang et l’uricémie,
le taux d’acide urique dans le sang.
Cet examen consiste à doser le taux de PSA
dans le sang,
reflet de l’état prostatique.
en urologie il existe des marqueurs tumoraux, c’est-à-dire
dont l’élévation est corrélée à la
présence d’un cancer, seulement dans le cancer du testicule : ce
sont la bêta-HCG et l’alfa-foetoprotéine.
C’est l’étude microscopique du sperme qui doit être
recueilli après 5 jours d’abstinence.
Il étudie le volume de l’éjaculat, son pH, la
quantité de spermatozoïdes, leur vitalité et leur
mobilité, leur morphologie. On peut également rechercher
la présence d’autoanticorps antispermatozoïdes, la
présence d’une infection par spermoculture et analyser le
pouvoir fécondant des spermatozoïdes. C’est un examen
demandé dans le bilan de l’infertilité.
Dans le bilan des troubles sexuels (troubles de la fertilité
et trouble de l’érection) on peut doser la
testostéronémie (la testostérone est l’hormone
sécrétée par les testicules) la taux sanguin de
FSH et LH, hormones sécrétées par l’hypophyse qui
contrôlent la sécrétion de testostérone et
la spermatogénèse (production des spermatozoïdes)
par les testicules.
C’set un examen qui recherche une anomalie des chromosomes. C’est
également un examen souvent demandé dans le bilan de
certains troubles de la fertilité.
C’est un cliché de l’abdomen sans injection de produit de
contraste qui recherche essentiellement l’existence d’opacités
évocatrices de lithiases, se projetant sur l’appareil urinaire.
C’est un examen de dépistage, mais insuffisant à lui seul.
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C’est un examen non invasif qui permet l’exploration des reins (présence de lithiases, de tumeurs ou de dilatation des cavités rénales), de la vessie (présence de lithiases, de tumeur supérieur à 1 centimètre, mesure de l’épaisseur de la paroi vésicale, mesure du résidu d’urines après miction), de la prostate (dans ce cas l’échographie peut également être réalisée par voie endorectale, permettant dans une certaine mesure l’analyse de la structure intraprostatique avec cependant une prudence quant à l’interprétation des résultats. L’échographie endorectale de la prostate est surtout utile pour guider les biopsies prostatiques). L’échographie permet également l’étude des bourses et de leur contenu (testicules) chez l’homme et de l’utérus chez la femme Cet examen ne présente pas de contre-indications. |
| C’est un examen qui consiste
à injecter par voie
intraveineuse un produit de contraste à base d’iode qui est
ensuite capté par les reins et éliminé par les
voies urinaires. Il permet ainsi de voir les cavités rénales, les uretères, la vessie et, en réalisant des cliché pendant la miction, de voir l’urètre dans son ensemble. Avant de pratiquer cet examen il faut : - vérifier la créatininémie - s’assurer de l’absence d’allergies (asthme, urticaire, allergie à l’iode, autres allergies) - conseiller un régime sans résidu 3 jours avant l’examen pour ne pas être gêné par les matières - si femme jeune : s’assurer qu’elle est sous contraceptifs ou dans les 10 premiers jours du cycle à la date de l’examen. Les contre-indications de cet examen sont : - absolues si grossesse en cours (1er trimestre), myélome. - Relatives si antécédents d’allergie aux agents iodés (en cas de stricte nécessité l’examen peut-être pratiqué après préparation anti-allergique et en milieu hospitalier), grossesse en cours (2ème et 3ème trimestre), prise de Glucophage (qui doit être arrêté 48 heures avant l’examen), insuffisance rénale. |
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C’est un examen qui consiste à injecter un produit de
contraste directement dans la vessie au moyen d’une sonde et de faire
des clichés avant pendant et après la miction. |
| C’est un examen en
général pratiqué sous
anesthésie qui consiste à injecter du produit de
contraste dans l’uretère au moyen d’une sonde
urétérale après avoir fait une cystoscopie et qui
recherche une obstruction sur l’uretère (lithiase, tumeurs de
l’uretère, rétrécissement). Cet examen est souvent couplé à une montée de sonde urétérale. |
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C’est un examen
tomodensitométrique (ou scanner) avec
injection de produit de contraste à base d’iode ou sans
injection de produit de contraste. Cet examen utilise les rayons X. Il permet d’obtenir des coupes axiales, sagittales et frontales de l’appareil urinaire. Cet examen très performant a tendance à remplacer l’urographie intraveineuse. Il est très performant pour l’exploration des organes rétropéritonéaux comme le rein, la recherche de lithiase urétérale, la recherche de ganglions pathologiques. Il permet de faire des reconstructions dans l’espace permettant ainsi une analyse précise des organes et de leur vascularisation. Il est cependant peu performant pour l’étude de la prostate. Il faut cependant éviter de faire un scanner à une femme enceinte et le limiter chez l’enfant. |
| C’est un excellent examen qui
permet d’explorer les reins, les gros
vaisseaux (veine cave) et les ganglions pathologiques. Il permet de faire des reconstructions dans l’espace. Il n’utilise les Rx et n’en présente donc pas les dangers d’irradiation. On peut être amené à injecté un produit de contraste appelé le Gadolinium , très peu toxique, à éviter cependant chez la femme enceinte. Les contre-indications de l’IRM sont la claustrophobie, le malade agité ou en réanimation, le port de prothèses (prothèses de hanche, implants oculaires, pace-maker, stérilet, prothèses dentaires ou auditives …). Il est possible de faire une IRM par voie endorectale pour étudier la structure prostatique, mais l’intérêt de cette pratique reste encore à démontrer. |
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Cet examen a pour but de vérifier l’absence de
métastases osseuse dans le bilan d’extension de certains cancer
(prostate, vessie). On injecte un produit à base de Technetium
radio-actif capté par les foyers d’hyperactivité osseuse
et de faire ensuite un balayage du squelette entier.
Cet examen consiste à explorer la fonction rénale et
à rechercher une obstruction rénale.
Il est utilisé dans certaines pathologies obstructives des voies
excrétrices urinaires (Méga-uretère, anomalie de
la
jonction pyélo-urétérale …).
Le but de cet examen est d'analyser le système
vésico-sphinctérien, c'est à dire la
capacité de la vessie, son comportement et la valeur du
sphincter urétral : tous ces éléments sont
importants pour orienter le traitement.
Cet examen consiste à examiner l'urètre et la vessie
par les voies naturelles ( endoscopie ).
La vessie est le réservoir dans lequel l'urine provenant des
reins est stockée avant d'être évacuée lors
de la miction.
L'urètre est le canal de sortie de la vessie.
Une cystoscopie est pratiquée : soit pour aider au diagnostic
de troubles urinaires,
soit dans le cadre de la surveillance d'une lésion de vessie.
Cet examen est habituellement réalisé en externe et,
chez l'homme, sous anesthésie locale. Il s'effectue après
vérification de l'absence d' infection urinaire évolutive.
Le cystoscope est un tube mince muni à son
extrémité d'une lentille reliée à une
source lumineuse. Il est introduit dans la vessie par le canal de
l'urètre ; chez l'homme le passage de l'appareil peut
être ressenti au niveau du sphincter et de la prostate
malgré l'effet de l'anesthésie locale. Parfois des
prélèvements superficiels peuvent être
réalisés.
Après la cystoscopie, on peut avoir pendant quelques heures
des besoins d'uriner pressants et une sensation de brûlures en
urinant..
Les complications de cet examen sont possibles mais rares :
- saignement urinaire transitoire
- infection urinaire.
L'examen a pour objectif de réaliser des
prélèvements de la prostate pour en faire une analyse au
microscope.
Une biopsie négative ne peut cependant pas exclure
définitivement l'existence d'un cancer.
La prostate est une glande située chez l'homme sous la vessie
et contre le rectum. Son rôle est de participer à la
formation du sperme.
Une anomalie de la prostate a été
détectée par le toucher rectal et / ou le taux de PSA
sanguin est considéré comme élevé.
Différentes affections de la prostate peuvent correspondre
à ces anomalies. L'examen au microscope du tissu
prélevé est nécessaire pour établir un
diagnostic exact.
L'absence de diagnostic précis et donc de traitement
adapté exposerait au risque de laisser évoluer une
lésion dangereuse, éventuellement cancéreuse ou
susceptible de le devenir.
Cet examen est le moyen le plus simple de prélever des
fragments de prostate en évitant une intervention chirurgicale.
La biopsie consiste à prélever sous guidage
échographique des fragments de prostate à l'aide d'une
aiguille en passant à travers la paroi rectale. Ces fragments
sont ensuite envoyés au laboratoire pour analyse.
Dans sa modalité habituelle cet examen ne nécessite pas
d'anesthésie générale mais est fait avec une
anesthésie locale, en externe, car l'inconfort est
modéré et les biopsies sont peu douloureuses et bien
supportées.
Une vérification de la stérilité des urines avant
l’examen est nécessaire et une préparation le jour de
l’examen doit être faite (prise d’un comprimé antibiotique
le matin et prise d’un suppositoire pour vider le rectum 2 heures avant
les biopsies pour limiter le risque infectieux.
Des saignements mineurs sont fréquents durant quelques jours
dans les selles et dans l'urine, parfois pendant plus longtemps dans le
sperme.
Le traitement antibiotique prescrit a pour but d'éviter une
infection qui est la complication la plus habituelle, même si
elle reste rare (moins de 2% des cas).
La seule vraie complication, rare mais possible, est l’infection de la
prostate qui se manifeste par de la fièvre à 39°, des
brûlures et des difficultés en urinant et nécessite
un traitement antibiotique de 3 semaines.