Ce sont des dilatations pyélocalicielles
en amont d’une anomalie congénitale de la jonction
pyélo-urétérale. Cette malformation touche autant
les garçons que les filles. Elle est unilatérale dans la
grande majorité des cas. Elle se manifeste le plus souvent chez
le grand enfant.
Une fois sur dix on trouve un ou des calculs dans le rein
hydronéphrotique.
l’uretère
sous-pyélique est fin et pellucide, mais il
n’y a pas d’obstacle intrinsèque. Cet uretère peut
même sembler normal, mais il existe une dyskinésie. Les
mouvements péristaltiques passent mal. L’injection de
Furosémide ( diurétique ) en fait aisément la
preuve.
Elles constituent un obstacle anatomique qui rétrécit
la lumière de la jonction. Il faut souligner la gravité
de ces obstacles sur le rein.
ils peuvent couder voire plicaturer la jonction.
Ce sont d’habitude des douleurs à type de colique
néphrétique évoluant par crise intermittente.
Parfois les douleurs sont abdominales et plus vagues. De la
fièvre élevée et/ou des hématuries
peuvent
les accompagner surtout s’il y a des calculs associés.
Il est souvent pauvre, parfois on retrouve un gros rein au palper de la fosse lombaire.
Il revient souvent positif. Le germe est volontiers un
Protéus quand il y a une lithiase.
Elle permet de reconnaître l’hydronéphrose en montrant
un bassinet dilaté et un
uretère sous-jacent fin.
Elle
sera précieuse ensuite pour surveiller le rein
opéré en rendant les contrôles urographiques plus
rares.
Elle met en évidence l’hydronéphrose en montrant une
distension pyélique et calicielle.
Elle permet d’apprécier le caractère obstructif et
l’épaisseur du parenchyme rénal et montre un rein
controlatéral qui est habituellement normal. Si le diagnostic
reste douteux on peut pratiquer une épreuve
d’hyperdiurèse par injection de diurétique qui montrera
un rein qui se dilate avec apparition de douleur.
Elle permet également de détecter une lithiase.
La scintigraphie rénale au MAG 3 apprécie la valeur
fonctionnelle du rein et le caractère obstructif.
Elle doit être systématiquement pratiquée pour
ne pas méconnaître un reflux associé.
il faut opérer les grosses hydronéphroses et celles
qui sont mal tolérées, c’est-à-dire qui
s’accompagnent d’accidents infectieux, d’épisodes douloureux et
de lithiase.
On peut s’abstenir d’opérer les petites hydronéphroses
bien tolérées à condition de mettre en place une
surveillance régulière basée sur
l’échographie rénale et au moindre doute un nouvel
uroscanner.
si la fonction rénale est
supérieure à 25 % le
traitement doit être conservateur et consiste à
reséquer la jonction pyélo-urétérale
malade et à faire une suture entre l’uretère et le
bassinet.
| U.I.V
pré-opératoire |
U.I.V post-opératoire | ||
![]() |
rein
bassinet
dilaté
zone
sténosée
uretère
|
![]() |
rein
bassinet
normal
zone
sténosée enlevée
uretère
|
On laisse en place une sonde interne entre rein et vessie ( dite JJ
) qui sera retirée un mois après à l’occasion
d’une cystoscopie avec une
anesthésie locale ou une brève anesthésie
générale en ambulatoire.
Cette intervention est pratiquée dans notre centre par chirurgie laparoscopique.
Elle nécessite une hospitalisation de 3 ou 4 jours.
Les résultats du traitement sont bons dans 90 % des cas.