1.
Définition :
Il s’agit de patientes présentant un tableau de pollakiurie avec
impériosités
mictionnelles avec bilan urodynamique
montrant des CNI, pour lesquelles aucune étiologie n’est
retrouvée (bilan urologique et neurologique normal, y compris
cystoscopie avec mesure de
capacité vésicale sous
anesthésie générale, biopsies vésicales et
IRM de la moelle).
Il y a perte progressive du contrôle cortical des
mécanismes d’inhibition (ce type d’instabilité
vésicale fonctionnelle est un désordre psychosomatique
fréquent : près de 30 % des incontinences).
2.
Principes de la rééducation :
- bien expliquer à la patiente l’absence de
cause organique et les relations entre leurs symptômes urinaires
et leur psychisme : leur expliquer également la fréquence
de ce symptôme.
- la base du traitement est une
rééducation de la miction qui doit être volontaire :
- résister à l’envie d’uriner ( expliquer le
réflexe
périnéal inhibiteur : une contraction prolongée
des sphincters entraîne une disparition de l’envie d’uriner)
- espacer les mictions
- enregistrement quotidien des progrès
réalisés
(calendrier mictionnel)
- éventuellement aider la patiente dans un premier temps
par des
anti-cholinergiques
- En cas d’échec de cette méthode on
peut avoir recours à l’association anticholinergiques et rééducation
périnéale par biofeedback et
électrostimulation.