1.    Mise en place de la sonde JJ :

La sonde JJ est une sonde qui présente à ses 2 extrémités des courbures qui lui permettent de tenir toute seule entre les cavités rénales (extrémité supérieure) et la vessie (extrémité inférieure) et qui est creuse en son centre permettant le passage des urines du rein vers la vessie.
C’est donc une sonde interne qui ne se voit pas à l’extérieur.
Elle est mise en place à l’occasion d’une cystoscopie en général sous anesthésie sous contrôle radiologique ou échographique.
On met ce type de sonde quand il y a un obstacle sur l’uretère, souvent une lithiase urinaire.


2.    Schémas :

 

 
 

3.    Informations sur la sonde JJ :

Ce que vous devez savoir au sujet de la sonde double J qui vient de vous être posée.

1. PRINCIPE :

La sonde dite "double J" est placée entre le rein et la vessie et elle permet à l'urine de s'écouler librement. Elle est dite en "double J" à cause de la forme recourbée de ses extrémités. La sonde est faite en plastique souple ou en silicone.

2. DANS QUELS CAS MET-ON CE TYPE DE SONDE?

La sonde en "double J" est utilisée chaque fois que l'on veut assurer la liberté du passage de l'urine du rein vers la vessie, soit après une intervention chirurgicale, soit après une intervention par les voies naturelles, soit en cas d'obstruction de l'uretère par un calcul, soit en prévention d'une obstruction de l'uretère par des fragments lithiasiques après lithotritie extra-corporelle.

3. MISE EN PLACE :

La sonde est habituellement mise en place sous anesthésie, soit générale, soit loco-régionale (rachi-anesthésie ou péri-durale). elle est mise en place soit par les voies naturelles, soit par voie percutanée après ponction du rein.

4. CONSEQUENCES :

La sonde est gardée de quelques jours à quelques mois selon les cas selon les indications du chirurgien urologue. La sonde provoque des envies d'uriner plus fréquentes qu'à l'habitude, et une gêne remontant vers le rein au moment d'uriner (car l'urine peut remonter dans le rein quand la pression vésicale augmente pendant la miction). Ce dernier phénomène peut être minimisé en allant uriner souvent. Il peut y avoir également des urines un peu hémorragiques et quelques brûlures mictionnelles.  L'examen cytobactériologique des urines retrouve habituellement des hématies et des leucocytes tant que la sonde est en place. L'important est que les cultures soient stériles.
Il est impératif de se conformer aux prescriptions de l'urologue pour la date de l'ablation de la sonde qui, si elle est gardée trop longtemps, peut se calcifier et s'obstruer (les sondes laissées en place longtemps sont des sondes siliconées qui diminuent ce dernier risque).
Il est également très important de boire au moins 2 litres d'eau par jour pour éviter l'infection et l'obstruction de la sonde. Les efforts sont proscrits (risque de lésions traumatiques par la sonde ou de migration de celle-ci) y compris les longs trajets en voiture.

5. ABLATION DE LA SONDE :

L'ablation de la sonde se fait généralement en consultation externe par une cystoscopie sous anesthésie locale de l'urètre et est indolore.